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Électrolytes : définition, rôle et bienfaits pour l'organisme

Les électrolytes reviennent fréquemment dès qu’il est question d’hydratation, de performance sportive ou de récupération. Peut-être que votre coach vous en a parlé après des crampes répétées, ou que vous avez entendu d’autres sportifs l’évoquer après l’entraînement. Mais les électrolytes, c’est quoi exactement ? Pourquoi votre organisme en a-t-il besoin, combien vous en faut-il chaque jour et dans quelles situations un apport fait-il vraiment la différence ? Vous trouverez dans ce guide toutes les réponses, chiffres et sources à l’appui.

Définition : qu’est-ce qu’un électrolyte ?

Un électrolyte est une substance qui, une fois dissoute dans l’eau, se sépare en particules chargées électriquement appelées ions. Dans le corps humain, il s’agit de minéraux comme le sodium, le potassium ou le magnésium. Présents dans le sang et les cellules, ils régulent l’hydratation, les muscles et les nerfs.

Ces particules chargées peuvent être positives (cations) ou négatives (anions). C’est leur mobilité dans la solution qui permet à celle-ci de conduire l’électricité.

Dans l’organisme, cette notion désigne donc les minéraux essentiels présents sous forme ionique dans le sang, les cellules et les autres liquides corporels.

Les principaux électrolytes du corps humain

Selon Shrimanker et Bhattarai (2023), l’organisme compte sept électrolytes principaux :

  • le sodium (Na⁺) ;
  • le potassium (K⁺) ;
  • le magnésium (Mg²⁺) ;
  • le chlorure (Cl⁻) ;
  • le calcium (Ca²⁺) ;
  • le bicarbonate (HCO₃⁻) ;
  • les phosphates.


Sodium, potassium, magnésium, calcium…

Le sodium (Na⁺) est le principal cation du milieu extracellulaire, c’est-à-dire du liquide situé à l’extérieur de vos cellules. Il joue un rôle essentiel dans le maintien du volume des liquides corporels, la transmission des signaux nerveux et la contraction musculaire.

À l’intérieur des cellules, c’est le potassium (K⁺) qui domine. Tout comme le sodium, il participe au maintien de l’équilibre hydrique. Il joue aussi un rôle central dans la transmission des influx nerveux ainsi que dans la contraction musculaire et cardiaque.

Moins visible, le magnésium (Mg²⁺) n’en est pas moins indispensable. Impliqué dans des centaines de réactions enzymatiques, il participe au métabolisme de l’ATP (l’énergie cellulaire). Il soutient également le fonctionnement musculaire et neurologique et intervient dans la libération des neurotransmetteurs.

Le calcium (Ca²⁺), souvent réduit à son rôle osseux, va bien au-delà. Il intervient dans la contraction musculaire, la coagulation sanguine, la transmission nerveuse et la sécrétion hormonale.

Côté anions, le chlorure (Cl⁻) agit en binôme avec le sodium pour contribuer à l’équilibre hydrique. Il participe également à l’équilibre acido-basique.

Le bicarbonate et les phosphates complètent ce tableau. Le premier participe à la régulation du pH sanguin en neutralisant les acides, notamment ceux produits lors de l’effort. Les seconds interviennent dans la formation osseuse et le métabolisme énergétique, et jouent aussi un rôle de tampon dans l’équilibre acido-basique.

Quels sont vos besoins quotidiens en électrolytes ?

L’Anses fixe des références nutritionnelles pour la population adulte française. Voici les repères pour les quatre principaux minéraux concernés :

Électrolyte Référence adulte (Anses) Principales sources
Sodium 1 500 mg/jour (limite supérieure : 2 300 mg/jour) Sel, pain, fromages, charcuteries
Potassium 3 500 mg/jour Fruits, légumes, légumineuses
Magnésium 380 mg/jour (homme), 300 mg/jour (femme) Oléagineux, céréales complètes, chocolat noir
Calcium 950 mg/jour (1 000 mg entre 18 et 24 ans) Produits laitiers, sardines, certaines eaux minérales

En France, le sodium est rarement en défaut : la plupart des adultes en consomment bien plus que nécessaire. À l’inverse, les apports en potassium et en magnésium sont souvent inférieurs aux références. C’est pourquoi un apport ponctuel en sodium n’a de sens que lorsque les pertes sont importantes, par exemple lors d’un effort long et chaud.

Rôle des électrolytes dans l’organisme

Hydratation et équilibre hydrique

Selon Tobias et al. (2022), le corps humain est constitué d’eau à environ 50 à 60 %. Cette eau se répartit dans deux grands compartiments : le milieu intracellulaire, à l’intérieur de vos cellules, et le milieu extracellulaire. Ce dernier regroupe le liquide interstitiel (l’espace situé entre vos cellules) et le plasma sanguin.

Pour que l’organisme fonctionne correctement, la quantité de liquides dans chaque milieu doit rester dans des limites physiologiques très strictes.

C’est précisément le rôle du sodium, du potassium et du chlorure : leur concentration influence directement la répartition de l’eau via le phénomène d’osmose. L’eau se déplace toujours des zones les moins concentrées vers les plus concentrées. Le corps ajuste ainsi en permanence son volume hydrique pour éviter aussi bien la déshydratation que l’hyperhydratation.

Contraction musculaire et influx nerveux

Chaque mouvement que vous faites, qu’il s’agisse d’un sprint, d’un pédalage ou d’une simple flexion, repose sur une cascade d’échanges électriques entre vos cellules. Les électrolytes sont au cœur de ce processus.

Le sodium et le potassium créent des différences de charge entre l’intérieur et l’extérieur des cellules, maintenues par la pompe sodium-potassium (Na⁺/K⁺-ATPase). Ces variations permettent la transmission de l’influx nerveux le long des neurones jusqu’aux muscles.

À l’arrivée du signal, le muscle libère du calcium à l’intérieur des cellules musculaires. Ce calcium active les protéines contractiles et déclenche la contraction des fibres.

Après la contraction, les échanges entre sodium et potassium rétablissent l’équilibre électrique, tandis que le calcium est retiré des cellules : le muscle peut alors se relâcher.

C’est pourquoi un déséquilibre peut perturber ces mécanismes et favoriser l’apparition de crampes musculaires, d’une faiblesse musculaire ou de troubles de la transmission nerveuse.

Régulation cardiaque et tension artérielle

Le cœur est un muscle particulièrement sensible aux variations de l’équilibre électrolytique.

Le potassium, le calcium et le magnésium participent à son activité électrique. Ils interviennent dans la génération et la conduction des signaux électriques ainsi que dans la contraction du muscle cardiaque, ce qui permet de maintenir un rythme régulier.

Le sodium influence la tension artérielle, principalement en agissant sur le volume de liquide dans l’organisme et donc sur la quantité de sang en circulation.

Un déséquilibre important de ces minéraux, notamment une hypokaliémie (taux bas de potassium) ou une hyperkaliémie (taux élevé de potassium), peut entraîner des troubles du rythme cardiaque.

Électrolytes et sport : pertes et besoins à l’effort

Chez le sportif, les besoins évoluent avec la durée de l’effort, la chaleur et le volume de sueur. Pour une approche détaillée par discipline, consultez notre guide électrolytes et sport.

Combien d’électrolytes perd-on en transpirant ?

La sueur est principalement composée d’eau, mais elle contient aussi du sodium, du chlorure et, en plus petites quantités, du potassium, du magnésium et du calcium. D’après la prise de position de l’American College of Sports Medicine (ACSM) :

  • le débit de sueur se situe le plus souvent entre 0,5 et 2 litres par heure d’effort, et peut dépasser ce chiffre par forte chaleur ;
  • la teneur en sodium de la sueur est en moyenne d’environ 0,8 g par litre, avec de grandes variations d’une personne à l’autre (de 0,2 à plus de 1,5 g par litre).

Concrètement, un sportif qui transpire 1,5 litre par heure pendant deux heures peut perdre entre 0,6 et plus de 4 g de sodium. Cette variabilité individuelle a été confirmée chez des marathoniens (Lara et al., 2016). Il n’existe donc pas de dose universelle : les « gros sueurs », dont les vêtements se couvrent de traces blanches de sel, ont davantage besoin de compenser.

Astuce pratique : pesez-vous avant et après une séance type. Chaque kilo perdu correspond à environ un litre de sueur. L’ACSM recommande de ne pas dépasser une perte de 2 % du poids corporel pendant l’effort.

Avant, pendant et après l’effort : ce que dit la science

Avant l’effort, une alimentation équilibrée couvre généralement vos besoins en électrolytes. Si vous transpirez abondamment ou vous entraînez par temps chaud, un apport en sodium peut toutefois être envisagé. Une boisson contenant des électrolytes ou un repas riche en sodium peut alors être consommé quelques heures avant la séance (Johannsen et al., 2009).

Pendant l’effort, les électrolytes deviennent particulièrement utiles au-delà de 60 à 90 minutes, notamment par temps chaud. Plus la durée et l’intensité augmentent, plus vous perdez d’eau et de minéraux, en particulier du sodium. Une boisson isotonique ou une eau enrichie en électrolytes compense une partie de ces pertes. À titre de repère, l’ACSM indique qu’une boisson de l’effort peut contenir environ 0,5 à 0,7 g de sodium par litre, 0,08 à 0,2 g de potassium par litre et 5 à 8 % de glucides.

Après l’effort, la réhydratation vise à compenser les pertes en eau et en électrolytes dues à la transpiration. Buvez environ 1,25 à 1,5 litre par kilo perdu, de façon étalée. Si vous vous réhydratez surtout avec des liquides, un apport en sodium aide à retenir l’eau bue. Il est d’autant plus utile si vous devez vous entraîner ou concourir à nouveau dans les 24 heures (Shirreffs & Sawka, 2011). Dans le cas contraire, un repas post-entraînement adapté suffit généralement.

Pour savoir précisément à quel moment en consommer selon votre situation, lisez notre guide sur quand prendre des électrolytes.

Différence entre boisson électrolytique et boisson énergisante

Ne confondez plus boisson électrolytique et boisson énergisante. Les deux répondent à des logiques et à des besoins très différents.

Critère Boisson électrolyte Boisson énergisante
Objectif principal Hydratation et récupération Stimulation nerveuse
Composition Eau, sodium, potassium, magnésium, parfois des glucides Caféine, taurine, sucres rapides
Usage pendant le sport Oui, au-delà d’une heure d’effort Déconseillé
Effet sur l’hydratation Favorable Défavorable

Les boissons électrolytes apportent principalement des minéraux (sodium, potassium, magnésium), avec peu de sucres ou une dose de glucides adaptée à l’effort. Elles conviennent aux séances de musculation intenses, aux efforts d’endurance et aux journées de forte chaleur.

Les boissons énergisantes associent des stimulants comme la caféine et la taurine à une forte dose de sucre. Leur objectif est de stimuler le système nerveux, pas de réhydrater. L’Anses déconseille d’en consommer avant ou pendant une activité physique.

Bon à savoir : ne confondez pas non plus boisson énergisante et boisson énergétique de l’effort. Cette dernière combine électrolytes et glucides et est spécifiquement formulée pour accompagner les efforts prolongés.

Qui n’a pas besoin de compléments en électrolytes ? Les précautions à connaître

Les boissons aux électrolytes sont parfois présentées comme « super hydratantes » pour tout le monde. La réalité est plus nuancée, comme le rappelle l’Inserm :

  • Pour un effort court ou modéré (un footing de 30 minutes, une séance de fitness classique), l’eau et une alimentation équilibrée suffisent à couvrir vos besoins.
  • L’hyponatrémie d’effort est d’abord liée au fait de boire trop d’eau. Chez près de 500 coureurs du marathon de Boston, le principal facteur de risque était une prise de poids pendant la course, signe d’une consommation excessive de liquides. Le type de boisson, lui, ne faisait pas de différence (Almond et al., 2005). La meilleure prévention reste de boire selon sa soif et ses pertes réelles, sans excès.
  • Attention aux sucres et aux édulcorants présents dans certaines boissons du commerce : lisez les étiquettes, surtout en cas de consommation quotidienne.
  • Un excès de sodium est associé à un risque accru d’hypertension et de maladies cardiovasculaires.

Demandez l’avis de votre médecin avant toute supplémentation si vous souffrez d’hypertension, d’insuffisance rénale ou cardiaque ou de diabète. C’est aussi le cas si vous êtes enceinte ou si vous prenez un traitement qui agit sur le potassium ou le sodium (certains diurétiques et antihypertenseurs). Pour aller plus loin, consultez notre article sur les effets secondaires possibles des électrolytes.

Signes d’un manque d’électrolytes

Un manque d’électrolytes, et plus largement un déséquilibre électrolytique, ne provoque pas toujours des symptômes nets d’emblée. Les manifestations dépendent de l’ampleur du trouble et de sa rapidité d’installation.

Les signes légers à modérés sont souvent peu spécifiques : fatigue inhabituelle, sensation de faiblesse générale, maux de tête ou nausées. Ils ne suffisent pas, à eux seuls, à identifier un déficit, car ils apparaissent dans de nombreuses autres situations (déshydratation simple, surmenage ou infection).

Les crampes musculaires figurent parmi les manifestations les plus typiques, sans être systématiques. Elles peuvent survenir lorsque la concentration sanguine en potassium, en calcium ou en magnésium chute. Il s’agit d’un signe d’alerte possible, sans valeur diagnostique isolée.

Dans les cas plus graves, les signes deviennent plus spécifiques selon l’électrolyte en cause :

  • Un déficit marqué en sodium (hyponatrémie) peut provoquer une confusion, une somnolence excessive et, dans les formes sévères, des crises convulsives.
  • Un manque de potassium (hypokaliémie) peut se manifester par des troubles du rythme cardiaque, une hypotension sévère, une paralysie musculaire, une détresse respiratoire ou une confusion mentale.
  • Un déficit en magnésium (hypomagnésémie) peut provoquer des fasciculations, des tremblements et une irritabilité neuromusculaire.
  • Un déficit en calcium (hypocalcémie) se traduit par des fourmillements autour de la bouche et aux extrémités. Dans les formes marquées, il peut provoquer une tétanie (contraction musculaire involontaire et douloureuse), selon Diringer (2017).

 

Les enfants, les personnes âgées et les personnes en convalescence sont plus vulnérables, tout comme chacun lors d’un épisode de canicule.

Si vous ressentez plusieurs de ces signes de façon répétée, en particulier après un effort physique, consultez un professionnel de santé. Un bilan sanguin (ionogramme) permet de mesurer vos concentrations en électrolytes. Pour comprendre les causes possibles, lisez notre guide sur les troubles hydro-électrolytiques.

Comment faire le plein d’électrolytes naturellement ?

Il existe deux moyens simples de maintenir un bon niveau d’électrolytes : l’alimentation et, dans certaines situations, des compléments adaptés.

Aliments riches en électrolytes

  • Pour le potassium, misez sur la patate douce, l’avocat, les abricots secs, les épinards et la banane. Retrouvez la liste complète dans notre guide sur les aliments riches en potassium.
  • Pour le magnésium, les noix, les amandes, les graines de courge, le chocolat noir et les céréales complètes figurent parmi les meilleures sources de magnésium.
  • Pour le calcium, privilégiez les produits laitiers, le tofu, les sardines et le brocoli.
  • Pour le sodium et le chlorure, le sel de table reste la principale source de sodium. Les olives, les algues marines, les poissons de mer, les huîtres et le céleri en apportent également.

Certaines eaux minérales riches en électrolytes et l’eau de coco complètent naturellement ces apports. Vous pouvez aussi préparer une boisson électrolyte maison avec de l’eau, une pincée de sel et du jus d’agrumes.

Compléments : poudres, pastilles, boissons isotoniques

Lorsque l’alimentation seule ne suffit pas, notamment lors d’efforts longs, de fortes chaleurs ou d’épisodes de déshydratation, les compléments en électrolytes offrent une solution pratique et ciblée. Vous avez le choix entre :

  • les poudres à diluer : dosage précis en sodium, potassium et magnésium, adaptable aux besoins individuels ;
  • les pastilles effervescentes : des comprimés d’électrolytes à dissoudre dans l’eau, pratiques et faciles à transporter ;
  • les boissons isotoniques prêtes à l’emploi : formulations équilibrées, associées à des glucides pour l’apport énergétique.

Ne tenez pas uniquement compte du prix pour faire votre choix. Avant l’achat, comparez la teneur en sodium, potassium et magnésium ainsi que la quantité de sucres indiquées sur l’étiquette : les formulations diffèrent d’une référence à l’autre.

Pastilles d’électrolytes Hydratis en tubes, plusieurs saveurs

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Une pastille à dissoudre dans l’eau, 14 saveurs, disponible en pharmacie.

  • Par pastille : 150 mg de potassium, 90 mg de chlorure, 58 mg de sodium (85 mg pour la saveur coco) et 32,5 mg de magnésium, plus du zinc et du manganèse.
  • Le potassium contribue à une fonction musculaire normale ; le magnésium contribue à réduire la fatigue.
  • Usage sport : 2 pastilles dans une gourde de 500 ml, pendant et après l’effort (5 pastilles maximum par jour).
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Questions fréquentes sur les électrolytes

Les électrolytes, c’est quoi en résumé ?

Ce sont des minéraux (sodium, potassium, magnésium, calcium, chlorure…) qui portent une charge électrique une fois dissous dans les liquides du corps. Ils régulent la répartition de l’eau, la contraction des muscles, l’influx nerveux et l’équilibre acido-basique.

À quoi servent les électrolytes ?

Ils maintiennent l’équilibre hydrique entre l’intérieur et l’extérieur des cellules, permettent aux muscles (dont le cœur) de se contracter et aux nerfs de transmettre leurs signaux. Pour le détail de leurs effets, consultez notre article sur les bienfaits des électrolytes.

Quand faut-il prendre des électrolytes ?

Pour un effort de moins d’une heure, l’eau suffit généralement. Un apport devient utile au-delà de 60 à 90 minutes d’effort, par forte chaleur, en cas de transpiration abondante ou de pertes digestives (diarrhée, vomissements).

Quels sont les symptômes d’un manque d’électrolytes ?

Fatigue inhabituelle, maux de tête, nausées et crampes sont les signes les plus fréquents, mais peu spécifiques. Une confusion, des palpitations ou une faiblesse musculaire marquée imposent de consulter rapidement.

Quels aliments sont riches en électrolytes ?

La patate douce, l’avocat et les abricots secs pour le potassium, les oléagineux et le chocolat noir pour le magnésium, les produits laitiers pour le calcium, le sel et les olives pour le sodium.

Peut-on prendre des électrolytes tous les jours ?

Oui, en respectant la dose indiquée sur le produit et sans dépasser vos besoins, en particulier en sodium. Les personnes souffrant d’hypertension ou d’insuffisance rénale doivent demander l’avis de leur médecin.

Conclusion

Les électrolytes accompagnent votre organisme à chaque instant. Ils régulent votre hydratation, soutiennent vos muscles et participent au bon fonctionnement de votre cœur. Une alimentation variée couvre la plupart de vos besoins. Si vous êtes sportif, voici comment ajuster vos apports selon le moment de votre effort :

  • Avant l’effort : hydratez-vous régulièrement et prévoyez une boisson contenant des électrolytes si l’effort est long, intense ou par temps chaud.
  • Pendant l’effort : buvez à intervalles réguliers ; pour les efforts de plus d’une heure ou par forte chaleur, privilégiez une boisson avec sodium, sans boire au-delà de votre soif.
  • Après l’effort : compensez vos pertes (environ 1,25 à 1,5 litre par kilo perdu) avec une boisson de récupération ou des aliments salés, selon l’intensité de la séance.

Article rédigé par [Nom de l’auteur], relu par [Nom, diététicien·ne-nutritionniste]. Mis à jour le 28 septembre 2026. Les informations de cet article ne remplacent pas un avis médical.

Sources

  • Shrimanker, I., & Bhattarai, S. (2023). Electrolytes. Dans StatPearls [Internet]. StatPearls Publishing. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK541123/
  • American College of Sports Medicine, Sawka, M. N., Burke, L. M., Eichner, E. R., Maughan, R. J., Montain, S. J., & Stachenfeld, N. S. (2007). American College of Sports Medicine position stand. Exercise and fluid replacement. Medicine and Science in Sports and Exercise, 39(2), 377-390. https://doi.org/10.1249/mss.0b013e31802ca597
  • Diringer, M. (2017). Neurologic manifestations of major electrolyte abnormalities. Handbook of Clinical Neurology, 141, 705-713. https://doi.org/10.1016/B978-0-444-63599-0.00038-7
  • Anses (2021). Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux. https://www.anses.fr/fr/content/les-références-nutritionnelles-en-vitamines-et-minéraux
  • Inserm, Canal Détox (2025). Des boissons « super-hydratantes » aux électrolytes, vraiment ? https://presse.inserm.fr/canal-detox/des-boissons-super-hydratantes-aux-electrolytes-vraiment/
  • Almond, C. S. D., Shin, A. Y., Fortescue, E. B., et al. (2005). Hyponatremia among runners in the Boston Marathon. New England Journal of Medicine, 352(15), 1550-1556. https://doi.org/10.1056/NEJMoa043901
  • Lara, B., Gallo-Salazar, C., Puente, C., Areces, F., Salinero, J. J., & Del Coso, J. (2016). Interindividual variability in sweat electrolyte concentration in marathoners. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 13, 31. https://doi.org/10.1186/s12970-016-0141-z
  • Tobias, A., Ballard, B. D., & Mohiuddin, S. S. (2022). Physiology, water balance. Dans StatPearls [Internet]. StatPearls Publishing. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK541059/
  • Johannsen, N. M., Lind, E., King, D. S., & Sharp, R. L. (2009). Effect of preexercise electrolyte ingestion on fluid balance in men and women. Medicine and Science in Sports and Exercise, 41(11), 2017-2025. https://doi.org/10.1249/MSS.0b013e3181a82940
  • Shirreffs, S. M., & Sawka, M. N. (2011). Fluid and electrolyte needs for training, competition, and recovery. Journal of Sports Sciences, 29(Suppl. 1), S39-S46. https://doi.org/10.1080/02640414.2011.614269
  • Anses (2022). Boissons énergisantes : quels effets sur la santé ? https://www.anses.fr/fr/content/boissons-energisantes-quels-effets-sur-la-sante

FAQ

Qu'est-ce qu'un électrolyte et à quoi ça sert ?

Un électrolyte est un minéral (sodium, potassium, magnésium, calcium, chlorure) capable de conduire un courant électrique une fois dissous dans l'eau. Il régule l'hydratation, la contraction musculaire, la transmission des influx nerveux et l'équilibre acido-basique.

Quand faut-il prendre des électrolytes pendant le sport ?

Pour un effort de moins d'une heure, l'eau suffit généralement. Au-delà de 60 à 90 minutes, ou en cas de forte chaleur et de transpiration abondante, un apport en sodium et en minéraux est conseillé. Buvez régulièrement par petites gorgées, par exemple toutes les 15 à 20 minutes, en adaptant les quantités à vos pertes.

Quels sont les symptômes d'un manque d'électrolytes ?

Les signes les plus courants sont les crampes musculaires, une fatigue intense, des maux de tête, des nausées, une confusion et des palpitations. L'hyponatrémie d'effort peut se développer rapidement lors d'efforts prolongés avec une consommation excessive d'eau.

Faut-il prendre des électrolytes tous les jours ?

Pas forcément. Une alimentation variée couvre les besoins de la plupart des adultes. Un complément peut être utile ponctuellement lors d'efforts longs, de fortes chaleurs, de voyages ou d'épisodes de déshydratation. En cas de pathologie chronique ou de traitement, demandez conseil à votre médecin.

Électrolytes et boissons énergisantes : quelle différence ?

Les boissons aux électrolytes apportent des minéraux pour l'hydratation et la récupération. Les boissons énergisantes contiennent caféine, sucres rapides et taurine pour la stimulation. L'ANSES déconseille leur consommation lors d'un effort physique.

Peut-on préparer une boisson électrolyte maison ?

Oui. Un litre d'eau, une pincée de sel, une cuillère à café de miel et quelques gouttes de citron peuvent constituer une base simple de boisson de réhydratation. Retrouvez nos recettes de boisson électrolyte maison. Pour un dosage régulier et une utilisation nomade, les pastilles effervescentes restent plus pratiques.

Quels aliments sont riches en électrolytes ?

La patate douce, l'avocat et les abricots secs pour le potassium, les noix et graines pour le magnésium, les produits laitiers pour le calcium, le sel et les olives pour le sodium. Une alimentation variée couvre les besoins quotidiens. Les compléments s'avèrent utiles lors d'efforts soutenus.