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Aliments riches en zinc : liste complète, bienfaits et conseils nutrition

Contrairement à certains minéraux comme le magnésium ou le sodium, le zinc est un oligo-élément dont l’organisme n’a besoin qu’en petites quantités. 

Il est cependant indispensable à son bon fonctionnement et le corps ne peut pas le synthétiser. Chaque milligramme doit donc être apporté par l’alimentation. Dans cet article, nous vous présentons les aliments les plus riches en zinc, les apports recommandés et les meilleures stratégies pour optimiser son absorption.

 

Pourquoi le zinc est-il indispensable à la santé ?

Le zinc intervient comme cofacteur dans de nombreuses réactions enzymatiques et biologiques essentielles à l’organisme. Il joue un rôle clé dans :

  • la régulation du goût et de l’odorat ;
  • la vitalité de la peau, des cheveux et des ongles ;
  • la fertilité et le processus de reproduction ;
  • la protection antioxydante des cellules contre les radicaux libres ;
  • la croissance chez les enfants et les adolescents, notamment via la consolidation osseuse ;
  • le maintien des fonctions cognitives et la prévention du déclin mental lié à l’âge.

Selon une revue publiée dans Molecular Medicine, cet oligo-élément essentiel soutient l’immunité en stimulant l’activité de vos cellules immunitaires (Prasad, 2008). Une carence, même modérée, peut donc affaiblir vos défenses naturelles et augmenter votre vulnérabilité aux infections.

Le zinc est également impliqué dans la réparation des tissus, la synthèse des protéines et le renouvellement cellulaire, des processus essentiels pour une récupération musculaire efficace après l'effort physique.

Bon à savoir :

  • 1,5 à 4 g : quantité totale de zinc dans l'organisme d'un adulte.
  • 17 à 20 % de la population mondiale serait affectée par une carence en zinc.
  • +300 enzymes dépendent du zinc pour leur activité.

Source : (Tokarczyk & Koch, 2025)

 

Quels sont les besoins quotidiens en zinc ?

Les besoins en zinc ne sont pas identiques pour tous : ils dépendent principalement de votre âge, de votre sexe et de votre alimentation. Pendant certaines périodes comme la grossesse et l'allaitement, ils augmentent légèrement.

Apports nutritionnels recommandés

Selon les références nutritionnelles publiées par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), les apports conseillés en zinc par jour pour les adultes (18 ans et plus) sont les suivants :

  • Hommes : 9,4 à 14 mg
  • Femmes : 7,5 à 11 mg
  • Femmes enceintes : 9,1 à 12,6 mg
  • Femmes allaitantes : 10,4 à 13,9 mg

Note importante : Ces fourchettes tiennent compte de la présence de phytates, des composés naturellement présents dans les céréales complètes, les légumineuses et les oléagineux, qui réduisent l’absorption intestinale du zinc. Plus votre régime alimentaire est riche en phytates, plus vos besoins en zinc peuvent augmenter.

 

Les aliments les plus riches en zinc

La concentration en zinc pour 100 g varie selon les aliments, leur origine et leur mode de préparation.

Aliments d’origine animale

Selon le NIH Office of Dietary Supplements, les aliments d'origine animale affichent non seulement les teneurs en zinc les plus élevées, mais aussi une biodisponibilité optimale : votre organisme les assimile plus facilement que les sources végétales.

Les huîtres sont les plus riches en zinc. Bien que leur teneur puisse varier selon l’espèce et la provenance, elle reste particulièrement élevée (entre 21,8 et 45 mg/100 g).

La viande rouge, notamment le bœuf, peut couvrir environ 50 % des besoins quotidiens en zinc avec une portion de 100 g (environ 6 à 11 mg), selon le morceau et le mode de cuisson.

Le foie de veau est également une source intéressante de zinc (environ 6 à 7 mg/100 g). Il renferme aussi du fer héminique et des vitamines ( vitamine B12 et la vitamine A).

Les crustacés (crabe, homard, langouste) ainsi que les fromages à pâte dure comme l’emmental, le gouda ou le parmesan contribuent régulièrement aux apports quotidiens.

Les œufs, le lait et les yaourts sont des sources plus modestes mais faciles à intégrer au quotidien.

Aliments d’origine végétale : riches mais moins biodisponibles

Certains aliments d’origine végétale affichent des teneurs intéressantes en zinc, mais leur biodisponibilité reste inférieure à celle des produits d’origine animale en raison de la présence de phytates, qui forment des complexes avec le zinc et limitent son absorption.

Avec environ 36 mg/100 g, les graines de tournesol grillées et salées figurent parmi les aliments les plus riches en zinc. Viennent ensuite les graines de courge (7 à 10 mg/100 g) et les graines de sésame (10,2 mg/100 g).

Vous pouvez également consommer des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges), de la noix de cajou, des amandes et des noix.

Le pain complet, notamment le pain au levain, ainsi que le germe de blé sont à privilégier, car la fermentation dégrade naturellement les phytates et améliore l’absorption du zinc. Il en va de même pour le tempeh, un tofu fermenté qui est une option végétale intéressante.

 

Tableau récapitulatif des aliments riches en zinc

Voici un tableau synthétique des principales sources alimentaires de zinc, classées par ordre décroissant de teneur :

Aliment

Teneur en zinc (mg/100 g)

Huître plate crue

45

Graines de tournesol grillées et salées

36

Germe de blé

14

Graines de sésame grillées et décortiquées

10,2

Bœuf (viande rouge, selon morceau)

6 à 11

Crabe cuit

7,6

Foie de veau cuit

6 à 7

Graines de courge

7 à 10

Homard cuit

6,5

Fromage emmental

4,6

Noix de cajou

5,6

Lentilles cuites

1,3

Pois chiches cuits

1,5

Amandes

3,1

Pain complet au levain

2,5 à 3,5

Œuf entier

1,3

Poulet (viande blanche)

1,5 à 2

Yaourt nature

0,6

Sources : Les valeurs mentionnées ci-dessus sont issues de la table de composition nutritionnelle officielle Ciqual de l'ANSES.

 

Comment améliorer l’absorption du zinc ?

La qualité de votre apport en zinc ne dépend pas seulement des quantités consommées, mais aussi de son assimilation réelle par l’organisme.

Une étude publiée dans le Journal of Trace Elements in Medicine and Biology indique que la biodisponibilité du zinc varie entre 15 % et 40 % selon la composition du repas.

Facteurs qui favorisent l’assimilation

Les protéines animales facilitent l’absorption du zinc. Associer une source végétale de zinc à une portion de viande ou de poisson améliore sa biodisponibilité grâce aux acides aminés, qui forment des complexes solubles avec le minéral (Lönnerdal, 2000).

Les acides organiques, tels que l’acide citrique présent dans les agrumes ou les tomates, ont également un effet positif sur l’assimilation du zinc en améliorant sa solubilité.

Les techniques culinaires adaptées (trempage, germination, fermentation) vous permettent de réduire considérablement la teneur en phytates et d’améliorer l’absorption du zinc d’origine végétale.

Facteurs qui freinent l'absorption

Certains composés alimentaires, en dehors des phytates, limitent l'assimilation du zinc :

  • Un excès de calcium peut entrer en compétition avec le zinc au niveau intestinal.
  • La consommation d'alcool réduit l'absorption du zinc et en accroît l'élimination urinaire.
  • Les tanins contenus dans le thé et le café peuvent également diminuer l'absorption du zinc lorsqu'ils sont consommés pendant les repas.

Qui est le plus à risque de carence en zinc ?

Certains profils sont particulièrement exposés à un apport insuffisant en zinc :

  • Les végétariens et végétaliens, dont l'alimentation repose sur des sources végétales à faible biodisponibilité.
  • Les personnes âgées, en raison d'une absorption intestinale réduite et d'une alimentation parfois moins variée et saine.
  • Les femmes enceintes et allaitantes, car leurs besoins en zinc sont considérablement élevés.
  • Les personnes atteintes de maladies digestives chroniques (maladie de Crohn, syndrome de malabsorption).
  • Les sportifs de haut niveau qui perdent du zinc par la transpiration et les urines.
  • Les personnes en situation de précarité alimentaire, dont la diversité nutritionnelle est limitée.

Faut-il compléter l’alimentation par des suppléments de zinc ?

Quand la supplémentation peut être utile

Dans certains cas, la prise de compléments tels que le zinc bisglycinate peut être envisagée :

  • En cas de carence avérée, confirmée par un bilan médical.
  • Chez certains profils à risque (végétariens stricts, personnes âgées, femmes enceintes), sur avis médical.
  • Lors de périodes de fragilité immunitaire accrue.

Des études montrent qu'une supplémentation adaptée contribue à réduire la durée et la sévérité de certains épisodes infectieux comme le rhume, notamment chez les personnes qui présentent un déficit initial (Singh & Das, 2013).

Cependant, les compléments doivent être utilisés avec prudence et ne doivent pas remplacer les aliments naturellement riches en zinc.

Précautions d’usage

Attention au surdosage : L'ANSES recommande une limite de sécurité de 25 mg de zinc par jour (toutes sources confondues : alimentation + compléments). Au-delà de ce seuil, des effets indésirables peuvent apparaître : troubles digestifs (nausées, vomissements), baisse du taux de cuivre sanguin, ou perturbation de certaines fonctions immunitaires.

Interactions médicamenteuses : Le zinc peut interagir avec certains médicaments (certains antibiotiques, diurétiques). En cas de traitement, un avis médical ou pharmaceutique est recommandé.

Les supplémentations ne doivent pas s'improviser : seul un professionnel de santé peut déterminer si vous en avez réellement besoin et à quelle dose.

 

FAQ — Questions fréquentes sur le zinc

Quels sont les aliments les plus riches en zinc ?

Les huîtres dominent le classement avec jusqu'à 45 mg pour 100 g. Ensuite, on trouve les graines de tournesol (36 mg), le germe de blé (14 mg), les graines de sésame (10,2 mg), le bœuf (6-11 mg) et les graines de courge (7-10 mg).

Quel fruit contient le plus de zinc ?

Les fruits sont quasiment dépourvus de zinc. Néanmoins, l'avocat et la grenade sont considérés comme les « plus riches » (0,5 à 0,7 mg/100 g).

Peut-on couvrir ses besoins en zinc sans viande ?

C'est tout à fait faisable, à condition d'être méthodique. Combinez graines de courge, lentilles, noix de cajou et céréales complètes, tout en adoptant des techniques qui améliorent la biodisponibilité : trempage, germination, fermentation.

Le zinc aide-t-il à renforcer l’immunité ?

Oui, le zinc est directement impliqué dans la régulation des défenses immunitaires. Il participe à la maturation des lymphocytes T et à la production d'anticorps. Une carence peut affaiblir le système immunitaire et augmenter la susceptibilité aux infections.

Quels sont les signes d’un manque de zinc ?

Plusieurs symptômes peuvent alerter : fatigue persistante, infections à répétition, cicatrisation anormalement lente, altération du goût ou de l'odorat, ongles cassants et chute de cheveux. Attention toutefois : ces manifestations ne sont pas spécifiques au zinc. Seul un bilan médical permet de confirmer une carence.

 

En résumé : l’essentiel à retenir

  • Le zinc est un oligoélément indispensable intervenant dans plus de 300 réactions enzymatiques.
  • Les sources animales (huîtres, viandes, foie) sont les plus concentrées et les mieux absorbées.
  • Les graines de tournesol, de courge, légumineuses et oléagineux sont de bonnes alternatives végétales.
  • Les phytates réduisent l'absorption du zinc végétal
  • Les personnes âgées, végétariennes, enceintes ou sportives sont plus exposées aux carences.
  • La supplémentation doit rester prudente (ne pas dépasser 25 mg/jour) et encadrée médicalement.
  • Le trempage, la fermentation et la germination améliorent l'absorption du zinc végétal.

 

Bibliographie

Anses. (2021). Actualisation des références nutritionnelles françaises en vitamines et minéraux (Saisine n° 2018-SA-0238). Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. https://www.anses.fr/fr/content/les-references-nutritionnelles-en-vitamines-et-mineraux

National Institutes of Health Office of Dietary Supplements. (2024). Zinc — Fact Sheet for Health Professionals. https://ods.od.nih.gov/factsheets/Zinc-HealthProfessional/

Maret, W., & Sandstead, H. H. (2006). Zinc requirements and the risks and benefits of zinc supplementation. Journal of trace elements in medicine and biology : organ of the Society for Minerals and Trace Elements (GMS), 20(1), 3–18. https://doi.org/10.1016/j.jtemb.2006.01.006

Prasad A. S. (2008). Zinc in human health: effect of zinc on immune cells. Molecular medicine (Cambridge, Mass.), 14(5-6), 353–357. https://doi.org/10.2119/2008-00033.Prasad

Tokarczyk, J., & Koch, W. (2025). Dietary Zn-Recent Advances in Studies on Its Bioaccessibility and Bioavailability. Molecules (Basel, Switzerland), 30(13), 2742. https://doi.org/10.3390/molecules30132742

Lönnerdal, B. (2000). Dietary factors influencing zinc absorption. The Journal of Nutrition, 130(5), 1378S–1383S. https://doi.org/10.1093/jn/130.5.1378S

Singh, M., & Das, R. R. (2013). Zinc for the common cold. Cochrane Database of Systematic Reviews, 6, CD001364. https://doi.org/10.1002/14651858.CD001364.pub4